Hier soir, soir de pleine lune, je suis sorti avec le monde de la job pour la première fois pour un genre de party semestriel. Et c'était très drôle de les voir "yoppalai", surtout le directeur, avec ses joues rouges. On est donc sorti dans un resto assez traditionel où l'on devait s'asseoir en seiza (à genoux)devant une table basse. La bouffe était écoeurante et je me croyais dans Astérix et les 12 travaux, tellement qu'il y avait de services: Sashimi (poisson cru) de thon, de calmar et de pieuvre, légumes divers, choses inconues,assortiments viandes pannées (pas du tempura toutefois), bière à volonté et, le clou du spectacle: les grillades. On avait chacun son tit fourt, genre de kit à fondu. Et parmi les aliments à cuire, on nous a servi de grosses crevettes vivantes. Pis, laissez-moi vous dire qu'elles étaient pas contentes d'être là à les voir jumper hors des éléments chauffants. Les profs femmes criaient et les hommes riaient.Je trouvais que ça faisait des repas bien aninimé. C'est nul autre que le Kyoto sensei (expression par laquelle on appelle le vice-directeur,pis ça a pas l'air d'avoir un rapport avec la ville) qui me remplissait mon verre de bière.
Et ces petits gestes font partie bien intégrante de la culture nippone: Toujours remplir un verre qui a diminué de volume. Pas besoin d'attendre qu'il soit vide. Moi je m'occupais du verre de Mori sensei à ma gauche.
Et après ce fût le karaoke! Ouais, je le reconfirme, les Japonais savent vraiment faire la fête. C'est juste une question de faire chaque chose en son temps...
Parce que bien sûr, au travail, ça se passe différemment, tout est bien hiérarchisé. Tenez prenez cet exemple succulent: Au Board of education de Takastuki où je me rends une fois par mois pour une réunion entre AET (assistant english teachers), ben on m'a remis la dernière fois un document destiné aux profs d'anglais de mon école. Mais l'affaire, c'est que ce genre de document "officiel" doit être remis de par la main du directeur en personne. Je ne pouvais donc pas aller vers un des profs à qui je parle tous les jours et lui remettre en lui disant: "Hey tiens man". Et je peux pas non plus le remettre directement au directeur. Ça saute trop d'étapes, pas bien! Je dois donc le remettre au directeur adjoint qui lui, ensuite, le remet au directeur qui, lui, finalement le remet à un des profs d'anglais. Voilà comment se passent les messages dans une école en Nipponerie. Faque si un jour je trippe sur une des stagières de l'école, je vais d'abord aller faire ma déclaration au directeur adjoint qui lui, ira voir le directeur, ce dernier ira donc voir le prof qui supervise la stagière qui lui transmettra la missive à la fille en question. Ça réponse, elle, devrait me parvenir quelques semaines plus tard par le Bureau de l'immigration car je menace la stabilité nationale.
S.
Saturday, October 07, 2006
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