Sunday, September 10, 2006

Ainsi le Dalaï Lama est devenu citoyen canadien (http://www.cyberpresse.ca/article/20060909/CPACTUALITES/60909062/1019/CPACTUALITES). On aura beau dire ce qu'on voudra du gouvernement Harpeur, ils ont au moins le courage de dire à Pékin: "Ça t'écoeure? Ben, va t'acheter un veau parce que nous on l'aime Dalaï, c't'un bon gars". Yé!
Pis ici, en Nipponerie, le prochain Premier Ministre, sera très fort probablement à n'en point douter, Shinzo Abe. Un faucon, en quelque sorte, partisan de la ligne dure avec la Chine et la Corée du Nord.

Maintenant, dans un tout autre ordre d'idées, comme disent ceux qui veulent faire des transitions, j'ai envie de publier dans ce poste quelques extraits de mon "livre". Ça n'avance pas fort disons, mais je prévois quand même le sortir avant février 2027. On y retrouve entre autres le passage qui explique le titre: "L'avorton blaffard. Ou les pensées parfois nette d'un garçon de café à Tokyo".

"Chapitre 1: Une naissance tardive

Je suis né à 24 ans. Il m`aura fallu presque un quart de siècle. Subissant longtemps durant les effets de contractions multiples émanant du dehors comme autant d`échos a mes complainte, je fus finalement expulsé, avec le placenta de mes fantasmes enfantins, en direction d`une vie étiquetée mienne. C`est un peu ce parcours que je raconterai ici.

Aujourd`hui, j`ai 26 ans. À mon age, l`écrivain japonais Dazai Osamu était un homme pratiquement fini, brisé par l`abus de saké et de morphine, par les échecs amoureux et surtout, l`inaccomplissement de soi. Il aurait voulu être peintre, mais ce ne sera que quelques caricatures qui naîtront de sa main et qu`il fera publier dans d`ordinaires revues. Après quelques tentatives de suicide (toujours en compagnie d’une femme) et un séjour en clinique psychiatrique, il passera la dernière décennie de sa vie, les cheveux déjà rendus blancs, a écrire ses mémoires, avant de finalement “réussir” a mettre un terme a sa vie.

(...)

L`avorton blafard est un éternel rêveur par défaut. Démuni d`une arme élémentaire comme la confiance afin de laisser sa trace en ce monde, il ne vit que par procuration, à travers des idoles et des mois fictifs. Le rêve lui donne des idées, mais celles-ci ne finissent que par se heurter sans cesse au contact du dehors comme les larmes se cristallisent et meurent quand on les verse en hiver. N`en découlent que des esquisses, des ébauches…Des esquisses, des ébauches, rien d`autres. Un trait par ci, une parole par là et puis c`est tout. Car, rien en lui ne semble légitime. Terrassé par un doute chronique, de la chair, pourrait-on dire, l`option que l`on pourrait toujours se tromper, option maudite quand elle perdure, l`emporte sur tout. Sans point d`Archimède où fixer la matrice de ses projets, rien de constant n`émane de lui, d`où son teint blafard et son silence. Il est donc aussi normal qu`il s`en aille étudier la philosophie.

(...)
Chapitre X – La laideur

La laideur existe à Tokyo. On la rencontre principalement a l`heure de pointe dans les wagons archibondés du métro de la mégapole, devant ce spectacle de formes humaines qui se pressent les unes contre les autres et dont les visages grimaçants et les gémissements qui en sortent traduisent trop bien le malaise qu`il y a de se sentir compacté de la sorte. Le grotesque atteint son comble lorsque l`on sait que trois wagons par train sont désormais réservés uniquement aux femmes, certains messieurs profitant de cette trop grande proximité lors de l`heure de pointe pour y commettre des attouchement faisant passer l`effleurement d`une fesse pour un geste cordial…"

S.

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